22/01/2014 / Donatien Kangah

3ème billet de notre série sur le Programme I4A. On parle Environnement et Social business.

Ecologia

Compost et OLGES (Organisation pour la lutte contre les gaz à effet de serre) en République Démocratique du Congo (RDC), PARO-CI en Côte d’Ivoire, Recycl’art au Maroc, Hotaï & Djiromaït au Sénégal, Les Amis de l’environnement en Guinée, Yabimata Environmental Protection Cooperative (NEPCO) au Rwanda…Près de 20% des projets sélectionnés pour le Programme Innove for Africa ont un fort impact environnemental.

Pour les organisateurs, il s’agi de valoriser des initiatives entrepreneuriales respectueuses de l’environnement. « Nous avons voulu montrer qu’on peut faire du business respectueux de l’environnement, et qui bénéficie à la fois aux entrepreneurs et aux populations », explique Ciré Kane, Fondateur et Directeur de Synapse Center.

De Casa à Kin, traitement des déchets, éducation des populations, éco-tourisme rapprochent ces entrepreneurs sociaux, qui proposent des solutions africaines aux problèmes environnementaux de l’Afrique.

La jeune marocaine Lamyaa Yacoubi a lancé Reclycl’art, un projet qui vise à donner une seconde vie aux déchets plastiques. Son but, collecter  bouteilles, verres, bois et autres tissus rejetées dans la nature après utilisation, en faire des œuvres d’art décoratives qui seront revendus.

Cette initiative se retrouve en Côte d’Ivoire avec le Projet Recup’Art du Programme d’Assanissement –Recyclage Ordures de Côte d’Ivoire (PARO-CI). Seule différence avec son homologue marocaine, Recup’Art  ne se limite pas aux déchets plastiques mais s’intéressent à tous les « déchets solides et non biodégradables ».

La sensibilisation et l’éducation à l’environnement gardent une place de choix pour ces jeunes entrepreneurs sociaux soucieux de la protection de l’environnement. A l’instar d’OLGES en RDC et de l’Association Les Amis de l’Environnement en Guinée, PARO-CI sensibilise aussi « les populations à la question environnementale et initie es services communautaires ».

L’autre rapprochement ivoiro-congolais se retrouve sur le terrain de l’enrichissement de la terre à l’aide de déchet organique. Etudiant, Maximillien a lancé Compost. Dans le cadre de son entreprise, il parcourt les ménages, collecter des déchets organiques pour ensuite les mélanger à la terre.

Le résultat de la terre « compostée » est vendu aux agriculteurs locaux, qui disposent ainsi d’une terre enrichie naturellement à de l’engrais. Procédé sensiblement identique avec un autre projet de l’ONG ivoirienne PARO-CI, BioClean.

 Au Sénégal, ils sont plutôt portés vers le tourisme. Amener les visiteurs d’un séjour à respecter l’environnement visité et à apporter quelque chose de leurs compétences aux populations locales, c’est le concept de Benjamin Bonnell, un jeune français résidant à Dakar. Un concept qui se rapproche de son « compatriote sénégalais » Alioune Badara Diouf, qui a réussi à tourner l’hôtel familial DJIROMAïT vers l’éco-tourisme, à travers en Casamance.